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Découvrir Saint-Ouën-des-Toits
Un peu d'histoire
Il existe en France 39 communes portant le nom de Saint Ouën. La légende raconte qu’en tournée pastorale dans la région, Saint Ouën faisait étape dans un village en fin de journée et, en reconnaissance de ses mérites, les habitants donnèrent son nom à la localité.

Saint Ouën
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Bien oublié aujourd’hui, Saint Ouën était un personnage très important de son temps. Evêque de Rouen pendant 40 ans, de 641 à 684, il avait commencé sa carrière comme chancelier du roi Dagobert (celui qui mettait sa culotte à l’envers, si l’on en croit la chanson).

Devenu évêque, il favorisa de nombreux monastères et devint si populaire qu’à sa mort, une foule considérable suivi son cercueil.

Le nom de notre commune apparaît dans l’histoire en 1125.

On parle alors de l’église de Saint Ouën qui appartient à l’abbaye d’Evron, de même que les chapelles de Saint Roch et Barbin.

Puis au XIIème siècle, le territoire dépend du seigneur de Mayenne qui le confie à son gendre Thibault de Mathefelon.

Il faut ensuite attendre la guerre de cent ans pour entendre parler de Saint Ouën. La garnison du château, sous la conduite de Guillaume d’Aubert et d’autres chevaliers, ne cesse de harceler les anglais. Mais en 1427, une troupe anglaise commandée par Falstaf s’empare du château. C’est le début d’une occupation qui durera 25 ans. Le château est démantelé.

Homme de guerre
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Il reste de cette époque les ruines des remparts que l’on découvre depuis le sentier de promenade. Le logis du château sera reconstruit après la guerre de cent ans.

Sous l’ancien régime, la seigneurie de Saint Ouën s’étendait sur 17 paroisses, depuis le quartier de Bootz à Laval jusqu’à Juvigné. Elle avait droit de justice et, jusqu’en 1770, les procès avaient lieu dans la salle de l’auditoire, à l’emplacement de la boulangerie actuelle. Sait Ouën est alors un village important. Deux avocats y résident. Quatre foires sont organisées chaque année.

Le lin
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On y cultive le lin et chaque mercredi a lieu un marché de fil important où les marchands tisserands du pays viennent s’approvisionner. Plusieurs fours à chaux sont en activité, notamment à l’abbaye, ainsi qu’une tannerie et on exploite des carrières de minerai de fer pour les forges de Port-Brillet.

Si la culture du lin occupe une grande partie de la population (fileuses, tisserands, marchands), notre village est réputé pour être un fameux repaire de contrebandiers.

En effet, ici un impôt détesté, la gabelle, frappe lourdement le sel, mais pas en Bretagne. Il en résulte un trafic intense et l’activité de faux-saulnier (c’est ainsi que l’on appelle les contrebandiers du sel) devient pratiquement le second métier de nombreux paysans. Malgré une répression impitoyable qui les conduit en prison à Saumur, aux galères à Marseille ou aux bagnes de Brest et Rochefort, les faux-saulniers n’hésitent pas à narguer les gabelous (agents de la gabelle) pour ramener sur leurs épaules des sacs de sel pesant parfois plus de 40 kilos.

Il faut se souvenir que le sel ne servait pas seulement, à l’époque, de rehausseur de goût pour les aliments, mais de conservateur. Il avait donc alors une importance déterminante.

Jean Chouan
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Pendant la révolution française, le surnom d’un saint-ouënnais va connaître un tel succès qu’il est entré dans l’histoire. Il s’agit bien sûr de Jean Chouan, de son vrai nom Jean Cottereau. Aux Poiriers, route du Bourgneuf, un musée consacré à celui qui fut d’abord faux-saulnier puis hors-la-loi, avant de donner son nom à la chouannerie.

Après la révolution française, la modernisation de l’agriculture entraîne le développement de notre commune. Sa population compte 2022 habitants en 1851. La fin du XIXème siècle voit la reconstruction des principaux édifices du bourg. L’église, la mairie, le presbytère, les écoles, ainsi que de nombreuses maisons donnent au centre de notre village le visage qu’on lui connaît. Depuis 1967, une couronne de lotissements l’entoure progressivement. L’histoire se poursuit.

Lotissements

Texte de Denis Messager – Habitant de Saint-Ouën-des-Toits
 

  Pour en savoir plus, télécharger : Le bulletin muncipal N°5 - Pierres vivantes  
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